ACTUALITES 1ère transformation

Les forestiers privés de France

Publié le 18/01/2017 à 15h16

Les forestiers privés de France

Plus de 400 000 électeurs en France
Pour l’orientation forestière des 6 prochaines années
En ce début du mois de janvier, les électeurs forestiers ont tous reçu dans leur boite au lettre un bulletin de vote pour leur permettre de s’exprimer sur l’orientation forestière qu’ils souhaitent donner dans leur département
jusqu’en 2023. Ils doivent se prononcer sur les candidats qui seront les conseillers des Centres Régionaux de la Propriété Forestière. Ils ont jusqu’au début février pour retourner leur bulletin de vote à la préfecture (réception au plus tard le 7 février pour être pris en compte). Retour sur les modalités de cette élection encore trop peu connue et ses enjeux cruciaux pour la forêt française.


Qui vote ?
En France plus de 400 000 personnes sont concernées par cette élection. Qui sont ces électeurs ? Des propriétaires de parcelles boisées classées au cadastre en nature de bois et forêts d’une surface totale d’au moins 4 hectares. Certains propriétaires d’une parcelle de moins de 4 hectares sont aussi concernés, lorsqu’ils se sont manifestés pour mettre en place des documents de gestion durable que ce soit par une adhésion au code des bonnes pratiques sylvicoles (CBPS) ou par un règlement type de gestion (RTG).


Les élections se déroulent par correspondance. Le matériel électoral (bulletins de vote et engagement moral des candidats) est envoyé au début du mois de janvier 2017 aux électeurs dont la liste a été dressée et arrêtée par la Préfecture de Région le 8 décembre 2016. Les élus deviendront les prochains membres des conseils des CRPF. Chaque conseil de centre a pour mission d’agréer les documents de gestion durable (Plan Ssimple de Gestion, Code de Bonnes Pratiques Sylvicoles et Règlement Type de Gestion). Ceux-ci doivent répondre à une double exigence : le respect du code forestier et la conformité au Schéma Régional de Gestion Sylvicole. Le conseil oriente aussi la politique de formation (FOGEFOR) assurée par le CRPF. A quoi servent les CRPF ? Les CRPF sont des délégations régionales du Centre National de la Propriété Forestière, établissement public qui a
pour objectif d’apporter des informations simples et précises sur les méthodes de sylviculture, les travaux de plantation, d’éclaircies, d’élagage, de protection, de proposer les formations correspondantes et de prodiguer des
conseils en matière de gestion forestière durable. Les CRPF sont chargés de l’agrément des documents de gestion qui permettent d’orienter les choix de sylviculture, d’organiser une gestion sur le long terme et de bénéficier d’une garantie de gestion durable permettant un accès aux aides financières et fiscales.


Pourquoi ce vote est-il si important ?


L’année 2017 est marquée par la transposition au niveau régional du Plan National Forêt Bois qui a été défini en 2016. Cette élection des conseillers des CRPF est cruciale car ces organismes sont au coeur de l’application de ces programmes. Les conseils d’administration des CRPF, composés en très grande majorité de propriétaires forestiers, orientent fortement les décisions politiques qui s’appliquent ensuite directement sur le terrain. N’oublions pas que lorsque l’on touche à la forêt, on arrive sur le terrain de l’environnement, des paysages, de l’emploi et d’une ressource de plus en plus préciseuse pour notre société : le bois ! A propos Fransylva, la Fédération nationale des syndicats des forestiers privés de France regroupe : 18 unions régionales, 78 syndicats départementaux ou interdépartementaux, soit 40 000 adhérents et 2,5 millions d’hectares (1/5e de la surface des forêts
privées). Elle représente les sylviculteurs auprès des pouvoirs publics français et européen, des partenaires de la filière forêt bois et des organismes non gouvernementaux impliqués dans la filière forestière. Elle informe les propriétaires forestiers sur les questions politiques, juridiques, environnementales et économiques. Elle leurs donne ainsi les moyens de gérer leur forêt en acteurs économiques responsables avec sérénité et les incite à s’engager dans une gestion durable de leur forêt. plus d'info sur www.foretpriveefrancaise.com

 

 





Fransylva soutien PEFC !

Publié le 02/02/2017 à 11h15

Fransylva soutien PEFC !

Fransylva réaffirme haut et fort son soutien à PEFC !
Une certification adaptée à nos forêts françaises
Oui les forêts françaises sont gérées durablement, oui PEFC est une certification forestière légitime et
oui nous sommes fiers en tant que forestiers de participer à l’économie de la filière bois qui produit
un matériau d’avenir dans des conditions de gestion durable exemplaires. Autant d’affirmations qu’il
est important de rappeler aujourd’hui alors qu’une émission provoquante (Cash investigation) tente
de détruire l’image de la forêt et du rôle structurant du label PEFC qui garantit, vis-à-vis de la société,
la durabilité de la gestion que nous encourageons auprès de tous les propriétaires.
Rappelons les faits : la France est un pays forestier qui ne connaît pas le problème de déforestation.
La surface forestière croît et l’on se pose aujourd’hui la question de son renouvellement (non de son
extension). La réglementation française encadre strictement la gestion, ce qui garantit de facto une
gestion durable de la ressource (cf. les documents de gestion durable : plan simple de gestion,
codes de bonne pratique sylvicole, etc.).
Alors pourquoi aurions-nous besoin d’un label de gestion durable ? La question est légitime. Et la
réponse réaliste : aujourd’hui la société (et donc le marché) demande des garanties
supplémentaires. Fransylva a donc travaillé à l’émergence du label PEFC avec ses partenaires
européens. Ce label devait être adapté applicable aux caractéristiques de la forêt des pays
européens et de la France en particulier. Car oui, FSC est une certification développée pour les
forêts tropicales malheureusement sans tenir compte des spécificités des forêts européennes. FSC est
à 95 % inadapté à notre forêt privée française, morcellée et appartenant à 3,5 millions de
propriétaires. En effet, la mise en place de ce label demande des coûts et des procédures
prohibitifs, impraticables pour les forestiers français, et superflus dans un contexte réglementaire
national déjà très encadrant comme nous l’avons rappelé.
Nous souhaitons exprimer notre choc à l’écoute des propos dénigrants tenus par le porte-parole de
Greenpeace France, Jean-François Julliard. Ce dernier semble oublier la réalité forestière française
au profit d’une lutte d’intérêt pour pousser sa certification qui ne trouve que peu d’échos sur notre
territoire pour les raisons citées à l’instant. Nous déplorons également le manque d’investigation de
la journaliste qui se contente de croire sur parole les propos d’un de ses invités en plateau, sans
s’engager à vérifier l’affirmation gratuite qui vient de lui être donnée dans un contexte de terrain du
sujet forestier, ô combien complexe comme son émission venait de le montrer.
Nous souhaitons réaffirmer fermement notre engagement auprès de PEFC, de son Président, mais
aussi auprès de tous les acteurs de la chaine qui s’engagent volontairement pour faire progresser la
promotion de la gestion durable des forêts avec PEFC. Elle forme un rassemblement exemplaire qui
permet l’expression de l’ensemble des parties prenantes intéressées dans la gestion forestière : les
producteurs, les consommateurs et les usagers de façon équilibrée et consensuelle.






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Claire Louvard et Sébastien Viala sont tous les deux anciens élèves de l'École supérieure du Bois (promotion 72, diplômés en 2008) à Nantes, ils ont quitté leur poste respectif de conducteur de travaux et de chargé d'affaires, pour un tour du monde d'un an. Nous vous proposons de les suivre à la découverte de la construction bois autour du monde. Cinquième étape : Argentine et Brésil.